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Dossier : Siné Hebdo

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Dossier : Siné Hebdo
Siné Hebdo, un journal qui marche
La fabrication de Siné hebdo
Les dessins, la force de Siné hebdo
La ligne éditoriale de Siné hebdo
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Siné hebdo, un journal qui marche

« On a chambardé des certitudes qui étaient bien ancrées »


La fabrique de l'info. Combien d'exemplaires vendez-vous chaque semaine?
Catherine Sinet. Les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne, c'est quelque chose d'assez bizarre. On n'a les chiffres définitifs que des semaines après. J'ai ceux sur les 6 premiers numéros mais pas depuis. On a vendu 130.000 exemplaires du premier, 90.000 du deuxième. Là on est en train de prendre une vitesse de croisière autour de 63.000. Quand on a commencé le journal on s'était dit qu'il fallait en vendre 30.000 exemplaires pour vivre. Donc on est très contents. Ce qui est bien c'est qu'avec le premier, on a pu louer des locaux et déménager, acheter des ordinateurs, des imprimantes et tout ce qu'il faut pour la maquette.


Combien d'abonnés comptez vous?
On en est à 2.300. C'est très bien et on en a tous les jours qui rentrent. Il faudrait qu'on soit à beaucoup plus mais bon on va y arriver.


Est-ce que vous avez été surprise de votre succès?
Je n’ai pas eu le temps d'être surprise. Ca s'est fait tellement vite. Les gens nous demandaient « c'est quoi votre ligne éditoriale ? », je leur répondais « attendez j'y réfléchirai plus tard! ». Monter un journal en 3 semaines, maquette comprise, c'est chaud ! On était content, et puis ça nous a fait tellement plaisir d'enquiquiner Val. En fait, je crois que toute l'affaire Siné a déclenché quelque chose qu'on n'avait pas vu depuis très longtemps : une espèce de rébellion qui a lieu dans toutes les rédactions. Dans les rédactions des gros journaux, il y a une fronde entre la direction et les journalistes. J'en ai d'innombrables témoignages. Même à Libé, il y a eu de sacrés débats. « Qu'est ce que c'est que ce Joffrin qui veut ci, qui veut ça, qui ne veut pas ci, qui ne veut pas ça. Y'en a marre ! » Au départ les grands patrons de presse ont dit « ce journal il ne marchera pas » et je sais que depuis quelques semaines, il y a un vrai retournement. Ils se disent « merde alors ! Il est pas mal ce journal, ça marche. Ca veut dire quoi ?» On est comme un pique fesse qui les énerve. On a chambardé des certitudes qui étaient bien ancrées.

En savoir plus sur le net :
Le blog de Siné
Toute l'affaire Siné-Val sur le site du nouvel observateur



 

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Edito - Novembre 2008

Notre grain de sel

A croire que nous n’avons rien de mieux à faire. A cette heure-ci, un tournant historique se profile aux Etats-Unis. La guerre fait rage en République Démocratique du Congo. Le Parti socialiste se cherche difficilement un leader. Et nous, étudiants en journalisme, ne trouvons à parler que de… journalisme.
C’est que nous avons notre mot à dire sur la question. Pas par plaisir de nous regarder le nombril. Quelques mois avant de devenir journalistes à notre tour, nous nous payons le luxe de prendre de la distance sur notre métier, d’entrer dans les coulisses des médias. De ne pas nous contenter, en somme, de ce que ceux-ci proposent chaque jour : l'information sur un plateau, les pieds sous la table.

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