Accueil En bref Les soutiens de la « petite révolution médiatique de Cristina Kirchner »

Les soutiens de la « petite révolution médiatique de Cristina Kirchner »

Envoyer Imprimer PDF

« L'acte de Christina Kirchner était à la fois nécessaire et courageux ». Benoît Hervieu, responsable du bureau Amériques de Reporters Sans Frontières, se réjouit de la loi contre le monopole des groupes de presse votée en octobre dernier par le Congrès argentin. Un texte vivement critiqué par les grands médias du pays. Il instaure notamment la limitation du nombre de licences par propriétaire.

Un coup dur pour le groupe Clarin, qui détient 264 fréquences hertziennes et cablées. L'ancienne loi argentine sur les médias datait du régime militaire du général Videla : « Le texte était évidemment effrayant sur les contenus. La démocratisation du pays et les amendements apportés à ce texte, en particulier sous Menem, a eu un effet pervers : une phase libérale plein-pot. Tout est allé au plus offrant. Cela a posé un énorme problème de pluralisme et a montré que les principes de liberté peuvent se contredire entre eux », analyse Benoît Hervieu.
Pour Acrimed, la loi argentine met fin à une oligarchie médiatique. L'association applaudit l'ouverture d'un-tiers des fréquences radio et télé aux organisations à but non lucratifs et le principe d'universalisation de l'accès. « La prise en compte des « médias libres », c'est quelque chose de phénoménal. On voit difficilement ça en France » explique Nils Solari, rédacteur à Acrimed. « Pour une fois la logique démocratique passe au dessus de la logique économique. »


Le rapporteur de l'ONU sur la liberté d'expression, Frank La Rue avait qualifié cette loi d'exemplaire. De leurs côtés, les holdings médiatiques de l'Argentine, ne baissent pas les armes et comptent sur l'arrivée prochaine de la nouvelle chambre du Congrès, élue en juin 2009 et majoritairement composée d'opposants à la Présidente, pour tenter de conserver leur monopole.

Partager cette page

 

Edito - Décembre 2009

Rédactions en chaîne

Dans ce nouveau numéro de La fabrique de l'info, nous allons parcourir les coulisses d'un journalisme en pleine mutation. Un journalisme dans lequel nous mettrons les pieds l'année prochaine. Futurs maillons de la chaîne, nous avons choisi d'isoler ce qui compose la fabrication de l'information.

Dans la Salle des machines, prenons un peu de recul vis-à-vis des outils mis à notre disposition pour informer. Nous faisons le pari que Twitter deviendra un média à part entière, en tant que vecteur d'informations. Comment ce réseau social bouleverse notre rapport à l'actualité et son traitement ? Et que viennent y chercher les journalistes ?

Lire la suite...

Réseaux sociaux

FacebookTwitterPinterest