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Grazia vs ELLE, une guerre au féminin

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Grazia vs ELLE, une guerre au féminin
Grazia a tous les ingrédients pour s'imposer
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Grazia, le chic sans choc

Après plus de quinze jours de spots publicitaires et d'affiches placardées dans toutes les villes, le 29 août, nous n'en pouvions plus. Pied de grue devant les kiosques pour feuilleter Grazia. LE magazine féminin nouvelle version s'attaque au même lectorat que Elle. L'occasion pour nous de faire un match entre les deux hebdos, sur les parutions du mois d'octobre. Verdict : Grazia, une (r)évolution a minima.

La Une
Couleurs criardes, texte épuré, photo unique...Dans les kiosques, le magazine Elle flashe davantage que Grazia. Et pour cause, la Une de l'hebdomadaire de Lagardère est beaucoup plus épurée : Elle opte systématiquement pour une photo unique, et posée. Le dernier né de Mondadori préfère les photos de stars prises sur le vif. Niveau texte, les deux se valent : annonce de gros dossiers et couleurs traditionnelles de la presse dominent : noir et blanc pour Elle, l'Italien, lui, rajoute le jaune, sa teinte de prédilection. A noter : la typographie entre les deux hebdos reste identique. A priori, rien de nouveau ne se profile.
En alternant célébrités et femmes moins connues, Elle propose une vision de la femme engagée. Doutzen Kroes soutient les enfants d'Afrique par exemple. Grazia préfère assurer sa Une avec des stars populaires. En octobre, Marion Cotillard, ou encore Carla Bruni-Sarkozy se sont partagées la couverture.

Arrivé au sommaire, les premières différences se font sentir. Grazia a le mérite de mettre de l'ordre dans ses colonnes. Quatre rubriques phares pour le nouveau : Actu, mode, beauté et lifestyle. Chez Elle, les rubriques fluctuent, pour la plupart, en fonction des sujets traités.

L'édito

Au niveau des éditos, les deux féminins ne sont, de toute évidence, pas sur la même longueur d'onde. Grazia assume à 300% son côté futile. Sur le mois d'octobre, on parle de jeans, de Carla Bruni-Sarkozy, de l'art de se déshabiller, de parfum et de bijoux fantaisie. A chaque fois, l'édito est l'occasion de présenter le dossier central... en toute légèreté.
Chez Elle, l'heure est plus grave : on colle à l'actu, on réagit. Changements sociétaux à venir, violences conjugales, le tollé sur la fessée ou encore la parité homme-femme en question, les sujets sérieux s'enchaînent.
Deux vitrines différentes pour la rédaction. Mais le contenu de l'information, lui, varie peu. Grazia persiste et signe dans la frivolité. Pour Elle, l'essai n'est pas transformé. Si l'édito est engagé, il n'est pas suivi d'un article complémentaire.

L'actualité
Avec les dix « news de la semaine » en début de magazine, Grazia annonce la couleur. On se concentre sur l'essentiel. Mais rien d'innovant par rapport au concurrent. Sauf peut-être le côté brouillon. Dans sa rubrique « elleinfohebdo », Elle alterne formats longs et courts. Grazia opte pour une autre stratégie : des papiers fournis bien illustrés. Et ça marche.
Après la forme, le fond. Les femmes restent au cœur de l'actualité. Chez Elle, on va du port du voile en Egypte, aux maternités en danger, en passant par Michelle Obama. Du côté de Grazia, on parle des étudiantes SDF, de « Tony le chauffeur/braqueur de fourgons qui fait craquer les filles ».
L'information des deux rivaux se concentre autour de la condition de la femme. Féminin... Et féministe? « Nous ne sommes pas un magazine féministe. Grazia ne s'est pas construit sur la même base que Elle. Aujourd'hui, on peut passer d'un sujet frivole à un sujet grave sans pour autant se préoccuper de la condition féminine ", analyse Yseult Willliams.
L'actualité sérieuse côtoie des sujets plus légers. Qui dit sujets frivoles, dit souvent people. Les deux hebdomadaires n'en manquent pas. Chez Mondadori, après les 10 news de la semaine, les chroniques société et people, complètent l'actu hebdomadaire. Un effort de clarté parfois mis à mal par les stars, qui envahissent le top 10. Le concurrent s'avère moins précis dans la hiérarchie de l'information. Dans le Elle du 13 novembre, la même rubrique offre un cocktail détonnant. Sur la même page : le rôle de l'ONU dans la guerre au Congo, les petits soucis de Sandra Bullock et la nouvelle pochette à la mode qui se transforme en collier.

Mode et Beauté
Les pages remplies d'accessoires (hors de prix) se succèdent. En les assemblant, la lectrice pourra ressembler à une gravure de mode. Pour ne pas commettre d'erreur, la lectrice peut prendre modèle sur les stars. Celles-ci sont passées au crible et jugées par la rédaction. N'oublions pas la traditionnelle séance photo où des mannequins présentent les tendances de la saison.
Pour la beauté, même topo. Quels sont les secrets des stars ? Quels produits utilisent-elles ? Questions essentielles à se poser avant de lire les comparatifs des différents produits. Mais aussi leur mode d'emploi.
Au moins doit-on reconnaître à Grazia l'effort de séparer cette rubrique du reste de son contenu. Elle, en revanche, distille la mode et la beauté un peu partout. Sur ce point au moins, Grazia tire son épingle du jeu. Sans pour autant proposer un modèle innovant.

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Edito - Décembre 2009

Rédactions en chaîne

Dans ce nouveau numéro de La fabrique de l'info, nous allons parcourir les coulisses d'un journalisme en pleine mutation. Un journalisme dans lequel nous mettrons les pieds l'année prochaine. Futurs maillons de la chaîne, nous avons choisi d'isoler ce qui compose la fabrication de l'information.

Dans la Salle des machines, prenons un peu de recul vis-à-vis des outils mis à notre disposition pour informer. Nous faisons le pari que Twitter deviendra un média à part entière, en tant que vecteur d'informations. Comment ce réseau social bouleverse notre rapport à l'actualité et son traitement ? Et que viennent y chercher les journalistes ?

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