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Webdocu: objet multimedia non identifié

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Webdocu: objet multimedia non identifié
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Financement à tâtons
Un mémoire interactif
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Financement à tâtons

Si le webdocu se cherche encore une forme, son modèle économique en est aussi au stade des balbutiements. Faire du webdocumentaire n'est pas encore viable.

« Si demain je partais réaliser un webdocumentaire sans faire de publications derrière, je ne pense pas que je m'en sortirais. » Axelle de Russé a pu diffuser son webdocumentaire "Journal d'une concubine" grâce à la diffusion de ses photos dans la presse : Figaro magazine, VSD ou encore Paris Match.
Il n'est pas rare que la production d'un reportage multimédia soit accompagné (ou soit l'accompagnement) d'une publication complémentaire (livre, dvd). Comme tout documentaire, le webdocu coûte cher. D'autant plus quand la créativité nécessite des interfaces de plus en plus sophistiquées, une interactivité de plus en plus élaborée. «Gaza/Sderot a coûté 216 000 euros. Une somme qui comprend la production du sujet mais aussi la réalisation du dispositif interactif : design, la programmation, et l'animation du site au quotidien » raconte Alexandre Brachet, fondateur d'Upian, l'un des six producteurs du projet.
La fourchette des coûts varie. « Voyage au bout du charbon, a coûté environ 30 000 euros en post-production. Lemonde.fr (qui a acheté le documentaire, ndlr), je crois qu'ils ont payé 2 ou 3000 euros », précise Jean-François Leroy, créateur et directeur du festival Visa pour l'image. Mais ses auteurs, Samuel Bollendorf et Abel Ségrétin, ont dû faire appel au CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée). Après sélection, la structure alloue des subventions à certains projets de webdocumentaire. Des aides qui peuvent s'étendre de 5000 à 100 000 euros. La Scam (Société civile des auteurs multimédia) participe aussi aux financements de certaines productions. Sans ces organismes, peu de webdocu verraient le jour en France.
Alors que les médias français sont habituellement frileux face au développement de ces nouveaux types de récits, certains se lancent parfois en interne. Lemonde.fr paye ses propres webdocu. C'est le cas du Corps Incarcéré, dont les auteurs sont des journalistes de la rédaction. Financer sa propre production multimédia s'avère être une des solutions envisageables pour les médias. Mais rarement envisagée. Car, l'information sur le web peine déjà à trouver un modèle économique viable. Difficile dès lors que le webdocumentaire s'en trouve un pour le moment.

emiland2L'avis d'Emiland

« Pour l'instant, il n'y a pas véritablement de modèle économique. Tant qu'il y a les subventions du CNC, c'est très bien. Mais ça n'existe pas partout et ça reste limité. Je suis de nature optimiste, donc je pense qu'on se dirige vers de modèles plus pérennes. Il faut que cela passe par les réseaux commerciaux traditionnels, sinon la viabilité économique du webdocu ne se fera pas dans un futur proche. Certaine formes trop coûteuses risquent de disparaître, comme Gaza/Sderot.



 

Edito - Décembre 2009

Rédactions en chaîne

Dans ce nouveau numéro de La fabrique de l'info, nous allons parcourir les coulisses d'un journalisme en pleine mutation. Un journalisme dans lequel nous mettrons les pieds l'année prochaine. Futurs maillons de la chaîne, nous avons choisi d'isoler ce qui compose la fabrication de l'information.

Dans la Salle des machines, prenons un peu de recul vis-à-vis des outils mis à notre disposition pour informer. Nous faisons le pari que Twitter deviendra un média à part entière, en tant que vecteur d'informations. Comment ce réseau social bouleverse notre rapport à l'actualité et son traitement ? Et que viennent y chercher les journalistes ?

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