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Le correspondant joue à l'extérieur

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Son statut est l’un des mythes de la profession de journaliste. Dans le guide du parfait correspondant de presse à l’étranger, la liste des attributs pour le devenir est longue. Cette figure ne s’appréhende pas facilement.

Marie-Michèle Martinet, journaliste au Figaro, a fait partie du peloton des journalistes qui partent à l’autre bout du monde. Ce statut a exigé d’elle qu’elle soit mieux rôdée qu’ailleurs. Elle a été pendant 6 ans correspondante de presse à l’étranger en Turquie et à Chypre. Sa base : Istanbul. Ses souvenirs : un métier formidable mais difficile.

Un travail de solitaire

Certains parleront d’ « avantage », d’autres de « grande responsabilité ». Elle préfère parler de rigueur de travail et de réactivité à l’actualité du terrain. Pendant ces six années qu’elle a passé à vivre à Istanbul, Marie-Michèle Martinet était seul maître de l’information qu’elle rapportait à la rédaction parisienne du Figaro. L’aptitude à se tisser rapidement un réseau de contacts et d’informateurs quidams devient alors primordial. C’est l’une des bases de ce métier.

Nouveau terrain, nouvelle adaptation. « Quand on débarque dans un nouveau pays, il faut savoir s’y adapter très vite. La langue, les cultures, les spécificités de chaque territoire peuvent être des freins », précise t’elle. Comme ses confrères, Marie-Michèle Martinet a dû rapidement passer au-dessus de ces premiers tâtonnements. L’objectif, pour elle, ce n’est pas la seule découverte du pays. Elle doit, au contraire, l’avoir compris pour mieux l’expliquer dans ses pages.

Elle s’est prêtée au jeu de l’interview rétrospective. L’ex-correspondante à l’étranger revient sur les avantages et les difficultés de son métier :

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Le maillon d’un réseau

En tant que correspondante à l’étranger, Marie-Michèle Martinet a la confiance de sa rédaction. Sans cette relation privilégiée, la communication à des milliers de kilomètres ne serait pas fructueuse. Elle fait partie, en quelque sorte, d’un réseau. Elle est l’un des bras du maillage international que sa rédaction a bien voulu mettre en place. Une agence de presse parallèle, à petite échelle.

Un réseau qui, selon elle, est à la fois un avantage pour la rédaction et le journaliste lui-même quand il est basé sur des correspondants de presse permanents :

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Le cheval de bataille des correspondants à l’étranger

Ils ont tous rencontré ce problème. Tous ont un jour été contraint de répondre à la commande d’un « article cliché » : ces papiers où l’on veut lire ce qu’on a envie de savoir du pays concerné. Les préjugés y trôneraient en maîtres et les raccourcis hâtifs en seraient les fils rouges. Ce sont les nombreux kilomètres qui sépare le correspondant de sa rédaction qui conduisent généralement à ce problème.

La rédaction d’origine applique sa propre grille de lecture. Sa vision des choses est souvent plus biaisée que celle du correspondant qui vit au cœur de l’événement. Les rédacteurs en chef sont, dans ce cas, contraint d’alimenter de l’attendu. Parce qu’il correspond à ce qu’il est bon d’en penser dans leur pays. Parce qu’il permet d’entrer dans le jeu de la concurrence et de la surenchère.

Le correspondant à l’étranger doit alors être armé de bons arguments. Il en va de son rôle et de sa crédibilité. Il doit alors sortir une énième carte de son chapeau : celle de la diplomatie. C’est à lui d’expliquer à sa rédaction la situation réelle de son terrain. A lui encore de leur faire prendre conscience du flux d’information dont elle fait abstraction en agissant ainsi.

Marie-Michèle Martinet a, elle aussi, été confronté à ce problème typique des correspondants à l’étranger. Elle a dû négocier avec sa rédaction :

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Edito - Novembre 2008

Notre grain de sel

A croire que nous n’avons rien de mieux à faire. A cette heure-ci, un tournant historique se profile aux Etats-Unis. La guerre fait rage en République Démocratique du Congo. Le Parti socialiste se cherche difficilement un leader. Et nous, étudiants en journalisme, ne trouvons à parler que de… journalisme.
C’est que nous avons notre mot à dire sur la question. Pas par plaisir de nous regarder le nombril. Quelques mois avant de devenir journalistes à notre tour, nous nous payons le luxe de prendre de la distance sur notre métier, d’entrer dans les coulisses des médias. De ne pas nous contenter, en somme, de ce que ceux-ci proposent chaque jour : l'information sur un plateau, les pieds sous la table.

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En bref

  • Au soir du 13 décembre 2007, Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’Assises…
  • La radio confirme sa place de « média de la mobilité » : selon un rapport de Médiamétrie, 49,8% de l'écoute…
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